Une tempête nommée Beth
Les éditions Saint-Jean m’ont gentillement envoyés Une tempête nommée Beth, soit le troisième roman de Catherine Cloutier-Charette qui parraîtra le 11 mars prochain. Un roman cru, mais tellement beau et vrai !!!
L’autrice
J’aime toujours présenter l’autrice avant de parler de son oeuvre, j’ai l’impression que ça aide à comprendre celle-ci. J’ai déjà croisée rapidement Catherine Cloutier-Charette dans un événement de blogueuse lorsqu’elle était à la barre de L’emmèredeuse. J’aimais son style et la vulnérabilité avec laquelle elle écrivait. Je me suis donc empressée d’acheter Civière 41 parru chez Libre Expression en 2020 et j’ai adoré ce roman qui abordait la maladie mentale. Elle a ensuite publiée La responsable des berlingots de lait chez Saint-Jean en 2023 que je n’ai toutefois pas encore lu, mais je me promet de le faire bientôt. En plus d’écrire, Catherine est maman de 2 garçons et travaille comme intervenante sociale en santé mentale auprès d’enfants et d’adolescents.
L’histoire
Beth est partie.
Comme ça, un après-midi, en pleine tempête de neige. Pourquoi ? Pour aller où ?
Son amoureuse des vingt dernières années n’a rien vu venir.
Beth était toute sa vie. Ce départ lui cause une peine immense, une détresse sans nom. Qu’est-ce qui s’est passé pour que sa douce la quitte si brutalement ?
Une tempête nommée Beth raconte, tout en émotions, la reconstruction d’une femme brisée. Avec vulnérabilité, mais aussi avec force, elle se pose mille et une questions sur son identité, sur son avenir.
Combien de temps, combien de larmes lui faudra-t-il pour guérir ? Pour renaître ?
Mon avis
Comme je l’ai déjà mentionnée, j’adore la plume de l’autrice. De plus, j’aime ce genre de format, soit celui dans lequel la narratrice s’adresse à un personnage qui n’est aucunement présent dans l’histoire. Beth n’est peut-être pas là, mais Laurence en parle tellement qu’on en vient à la connaître autant que si elle y était. Pour vous donner une idée, je pourrais comparer la narration à celle de Maélia dans Jusqu’à ce que ça fasse bang d’Alexandra Larochelle. Beth est partie du jour au lendemain sans que Laurence ne le voit venir et elle cherche tellement à comprendre pourquoi. C’était quand même sa conjointe des 20 dernières années. Son amour d’adolescence Sa femme. Celle avec qui elle venait d’acheter une maison. Beth était toute sa vie.
Laurence tente de se reconstruite et on la suit durant 2 ans. Un peu comme lors d’un deuil, elle passe par différentes étapes, soit le déni, la colère, la négociation, la tristesse et l’acceptation. Elle apprend à apprivoiser sa solitude et réalise beaucoup de choses sur Beth et sur l’emprise que cette dernière avait sur elle. Autant Laurence aimait la suivre et ne pas être celle qui prenait les décisions, autant elle réalise qu’elle s’est éloignée de qui elle était vraiment. Sa relation avec Beth n’était peut-être pas aussi saine qu’elle le croyait. Reprendre contact avec sa famille et côtoyer de nouveaux amis lui ouvrira d’ailleurs de nouveaux horizons.
Elle se pose aussi beaucoup de questions sur son orrientation et se sent incapable d’aimer une autre fille. Pour la première fois de sa vie, elle date des hommes. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, ces rencontres lui font parfois du bien, mais aussi parfois du mal. C’est au travers de toutes ces expériences que Laurence apprendra à se connaître, à savoir ce qu’elle veut et surtout, ce qu’elle ne veut plus.
Une tempête nommée Beth est une magnifique histoire de remises en questions, de doutes, mais surtout, une grande quête identitaire. Comme le roman n’est pas encore sortie, rien n’est officiel pour le moment, mais l’autrice laisse tout de même la porte ouverte pour offrir une suite à son histoire alors qui sait ?
- Titre: Une tempête nommée Beth
- Autrices: Catherine Cloutier-Charette
- Éditions: Saint-Jean
- 270 pages
- ISBN: 9782898761805
- Date de sortie: 11 mars 2026
Décharge: J’ai reçu ce livre gratuitement des éditions Saint-Jean, mais je ne suis pas payée pour en parler. J’en parle, car j’ai aimée ma lecture et mes opinions m’appartiennent.
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