Le jour ou je suis devenue une MV

Les MV, c’est un groupe de femmes MerVeilleuses que j’ai découvert il n’y a pas si longtemps. J’avais vue un rassemblement de femmes portant des vêtements avec ce logo lors d’une course l’automne dernier et elles ont piquées ma curiosité. Voir des dizaines de femmes avec la même camisole rose, ça surprend, mais ce qui surprend encore plus, c’est de voir qu’elles s’entraident et s’attendent, allant même jusqu’à traverser la ligne d’arrivée main dans la main. Je trouvais ça beau, mais puisque j’étais persuadé que c’était un club de course, je n’ai pas cherché à en apprendre plus sur elles. Je suis une grande solitaire et la course, bien c’est mon moment à moi, Courir en groupe peut être motivant pour certains, mais ça ne m’a jamais attiré, je préfère avoir ma propre liberté.
Mais les MV sont revenue vers moi quelques mois plus tard, C’est en regardant Cours toujours, l’émission de Dominic Arpin à MAtv que je suis tombé sur un entretien avec Karine Champagne qui parlait de ses MV et c’est là que ce groupe a pris tout son sens. Cette femme a des étoiles dans les yeux quand elle parle de son groupe. On dit les MerVeilleuses, mais pas besoin d’être mère pour en faire partie. Sa philosophie ? Se mettre à l’horaire en faisant du sport le plus souvent possible (pas nécessairement la course là, il y en a qui marche, qui font du vélo, du zumba, name it…) pour éviter de sombrer dans la dépression…Je ne crois pas avoir fait de dépression majeure dans ma vie, mais oui, j’ai eu des périodes plus creuses. Je n’ai pas toujours envie de sortir pour aller courir, mais quand je reviens, je suis fière de moi, fière de l’avoir fait. Ce groupe là est accessible à toutes, puisqu’il est sur FB et contient déjà près de 23 000 femmes. 23 000 femmes qui t’encourage, ça fait du bien à l’égo. On ne parle pas de performances ou de perte de poids en suivant des régimes draconiens là, on parle seulement de faire du sport et d’être bien dans sa peau. Des vêtements et accessoires avec le logo des MV sont vendues et une parties des fonds servent à payer des souliers, des soutiens-gorges de sports ou des inscriptions à des courses à celles qui ne le peuvent pas et ça, je trouve ça merveilleux ! Tous les événements, courses et autres se retrouve sur le site des MerVeilleuses:
J’ai pris cette photo le jour ou j’ai reçu mon bandana MV par la poste 

Quand j’ai pris la décision de faire un demi-marathon, j’ai augmenté  (trop) rapidement mon volume d’entrainement. Je ne me comparais plus seulement avec moi-,même, je me comparais avec les autres aussi. J’ai fini par me blesser, chose qui ne m’était jamais arrivée avant même si ça fait plus de 3 ans que je cours. J’ai même pris la décision stupide de faire une course de 5 km ou j’ai dû en boiter 4. J’y ai vue des MV, j’ai même jasé avec quelques unes (même celles qui n’ont pas de chandails, de bandana ou autre sont faciles à reconnaître, elles se dessine le logo sur le bras. Bref, avec ma camisole de MV (vive le sentiment d’appartenance!) j’avais droit à tous les encouragements du monde, mais c’était peine perdu, j’aurais tellement dû m’écouter et rester chez moi à la place. Mais j’ai appris suite à cette course, je me suis reposé, j’ai écouté mon physio et j’ai recommencé tranquillement la course il y a quelques semaines. Évidement, je ne ferai pas de demi-marathon cet automne, mais je ferai un 10 km, ce qui n’est quand même pas rien. Après tout, j’ai toute la vie pour faire un demi… Bien sûre, mes semaines de repos, m’on fait perdre mon entrainement, mais je me suis posée quelques question…
-Est-ce que je gagne ma vie avec la course ? Non
-Est-ce que que je m’amuse quand je me pousse trop ? Non 
-Est-ce que ça change ma vie que Pierre-Jean-Jacques soit plus rapide que moi ? Non

C’est à la suite de toute ces questions que j’ai vraiment compris c’était quoi être MerVeilleuse, j’ai donc enlevée ma montre, car je savais très bien que je ne batterais pas de record personnel en reprenant la course après ma blessure et je sais à peu près jusqu’où aller pour atteindre 5-6-7-8-9 ou 10 km, alors je laisse tomber les performances et je cours parce que j’aime ça ! Quand j’en ai assez, j’arrête. Je ne veux plus grimacer de douleur en disant bonjour à une MV ou à un autre coureur, je veux le faire avec un sourire étamper dans la face pour lui donner des ailes ! Parce que l’encouragement, c’est qu’il y a de mieux 🙂
Lors de ma première course post-blessure sans aucune douleur au genou, enfin !

Leave a Reply