Mes histoires d’allaitement

Au mois de juin dernier, une belle mode est née sur les blog de mamans ou celle qui allaitent y racontaient leur histoire. Je voulais raconter la mienne, mais j’étais trop occuppée à esseyer de faire sortir ti-coco de mon énorme bédaine. On s’entend qu’il était attendu pour mai aussi… Et depuis 4 mois, je nage entre mes 2 amours à essayer de me trouver un équilibre et le temps d’écrire ici se fait plus rare. Mais aujourd’hui, je suis gâtée, car les 2 mousses font la sieste en même temps. Et comble de chance, on en plein dans la semaine mondiale de l’allaitement, ce billet arrive donc juste au bon moment 🙂

La décision

Avant d’essayer de concevoir un petit bébé avec chummy, je me disais que ça ne se faisait pas de décider à l’avance si on allait allaiter ou pas. Non, je me disais que cette décision se prenait à l’accouchement. Mais du moment qu’on s’est mis à s’essayer pour un bébé, je me suis mise à lire tout ce qui touchait la maternité et les enfants qui me tombaist sous la main. En 14 mois, j’ai eu le temps d’en lire pas mal, lol. Finalement, c’était clair, je n’allais pas essayer d’allaiter, non, j’allais le faire tout simplement. Quand on est enceinte, on a droit à tous pleins de questions comme  »Veux-tu savoir le sexe ? » «  »Veux-tu l’épidurale » et  »Vas-tu allaiter ? » Et si on répond oui, s’ensuit systématiquement un  »Combien de temps ? »  »J’ai un objectif de 6 mois minimum ». 6 mois, ça sonne bien, c’est une demie-année et en plus, ils mangent après ça. Et de toute façon, je ne me voyais pas allaiter plus d’1 an…

Maïté

Quand Maïté est née, la chambre d’hôpital était pleine à craquer, j’étais la seule de l’étage à accoucher sans l’épidurale et toute les infirmières voulaient voir ça. J’ai mis bébé au sein très rapidement après sa sortie et tout le monde me disaient qu’elle tétait comme une championne. J’étais fière, fière de moi et fière d’elle. Mais finalement, ce fut la seule tétée qu’elle a prise à l’hôpital. Madame refusait le sein. On a même refait la séquence du bébé qui rampe jusqu’au sein et il n’y avait rien à faire, miss faisait semblant de dormir sur le sein, 2 jours de vie et déjà hypocrite ! J’ai vue une conseillère en lactation (une vraie perle) et on en est venue à la conclusion que j’avais beaucoup de chose à pardonner à mon corps et à mon bébé. J’avais mal d’avoir dû être provoquée. Maïté a été forcée à naître et n’était pas prête à prendre le sein. Je sais que des gens trouvent cette hypothèse très farfelue, mais pour moi, elle est pleine de sens. J’ai donc exprimée mon lait aux 3 heures jour et nuit et on nourissait Maïté avec le DAM. La montée de lait fut assez pénible, j’aurais donc voullue qu’elle tête un peu. Elle s’est finalement réveillée au 10ème jour et a reppris le sein comme si rien était. Un bel allaitement sans gerçures ni crevasses avec seulement un canal bouchée une fois vers 18 mois d’allaitement. Par contre, j’ai dû allaitée Maïté que du sein droit, car elle a toujours refusée le gauche, mais bon, un sein, c’est mieux que rien…

Le désir d’une autre bédaine

Peu de temps après l’introduction des solides à Maïté (à 5 mois et 10 jours), j’ai eu mon retour de couche. Une 2e bédaine me trotte dans la tête, mais je sais que ça peut prendre du temps, car je suis très irrégulière, alors on se lance dans la grande aventure une 2ème fois ! Bang, je tombe enceinte du premier coup, je capote ! Malheureusement, je perds le bébé à 12 semaines…L’allaitement est remis en cause, mais j’essai de ne pas trop m’en faire, je ne crois pas que ce sois reliée…Et j’ai droit à une autre montée laiteuse, je ne peux pas priver ma puce de ça…5 mois plus tard, je retombe à nouveau enceinte. Je suis plutôt craintive, mais je ne souhaite pas sevrer Maïté. Je rêve d’un allaitement en temdem. Je diminue donc ses boires à plus ou moins 2 par jours et endure la douleur aux seins que ça occasionne en début de grossesse. Heuresement, ça a fini par passer et de plus, je ne connais aucune diminution de ma production. Mais vers 6 mois de grossesse, je me tappe une gastro suivit d’une intoxication alimentaire, ce qui m’occasionne plusieurs contractions. Je me rends donc à l’évidence, je dois sevrer Maïté si je ne veut pas accoucher prématurément. Je lui ai expliquée en douceur que ce boire là serait le dernier, qu’elle était maintenant une grande fille et que l’on devait passer à autres choses. Elle s’est réessayer quelques fois, mais ça s’est tout de même bien passée. Pour une fille qui a refusée le sein durant 10 jours, je me dis que 19 mois et demie d’allaitement, ce n’est pas si mal.

Evan

Bébé Evan est un petit gars qui s’est fait attendre. Malgré toutes les tentatives de le faire naître, monsieur est finalement arrivé à 42 semaines et 1 jour de grossesse. Il prend bien le sein dès le début, il prend même les 2. Il boit souvent, mais je ne m’en plainds pas. L’infirmière trouve ça trop, mais je m’en fou, je sors de l’hôpital à peine 20 heures après avoir accouchée. Ma montée laiteuse arrive vite et c’est là que ça se gâte. Evan a beaucoup de difficulté à prendre le sein, je dois ressortir mon vieil ami le tire-lait pour ramolir mes sein avant qu’il boit. ET je me met à avoir des gerçures. Je n’ai jamais connue ça, alors je dois travailler sa prise au sein. À un tel point que je suis sûre qu’il a crue un moment que je l’avais appellée  »ouvre plus grand » plutôt que Evan. J’ai même eu le  »bonheur » de connaître ce qu’est une mastite. Heureusement, je réussie à la faire partir en 24 heures. 1 mois après la naissance de son frère, Maïté me demande de boire comme lui. On m’a toujours dit de ne pas refuser alors j’accepte, mais j’ai droit à un  »beurk, c’est pas bon ». Super que je me dis, le dossier est réglé ! Mais bon, miss veut tout faire comme son frère, alors elle le redemande de temps en temps, mais je me fais la joie chaque fois de lui rappeller qu’elle n’aime pas ça…Et maintenant, elle s’obstine à vouloir le faire boire elle-même, malgré mes 10 000 tentatives de lui expliquer qu’elle n’avait pas de lait pour Evan, seulement pour ses poupées. Evan a aujourd’hui 4 mois, tout va mieux, il boit moins souvent et ça me plait bien. Il ne prends pas vraiment plus le biberon que ça grande soeur, mais je réussie tout de même à faire quelques sorties en le laissant aux bons soins de papa.

Demain, ce sera ma 3ème participation au défi allaitement, mais mon tout 1er avec Evan. Je n’ai pas d’objectif précis sur le temps que je veux l’allaiter, ce n’est pas une course, je ne veux pas dépasser à tout prix le temps qu’à durer mon allaitement avec Maïté. Par contre, je souhaite un sevrage naturel et non forcé cette fois-ci 🙂

2 Comments

  1. Goo

    octobre 12, 2008 at 1:20

    J’ai aussi été provoqué pour Alexanne et pourtant, je n’ai eu aucune difficulté avec mon allaitement (un peu de crevasses qui se sont corrigés avec une meilleure prise au sein).

    C’est drôle comment il peut y avoir autant de différents allaitements qu’il y a d’enfants. J’ai eu un allaitement super facile et lorsque j’ai imposé le sevrage à ma fille à 1 an, elle ne m’a jamais demandé 1 fois le sein ensuite… Comme quoi, mon sevrage forcé n’était peut-être pas aussi forcé que je le pensais.

    Amuses-toi bien à ton défi allaitement!

  2. admin

    octobre 24, 2008 at 5:03

    On me sort souvent cette réponse là lorsque je parle de ma théorie sur ma provocation, mais il faut dire que tout a été précipité. Je n’étais pas du tout préparer à ma faire provoquer et on en a profité pour me forcer la main. Alors oui, je crois que l’on a forcée Maïté à venir au monde. Pour Evan, c’est différent, ma décision était mûrement réfléchie. À 42 semaines et 1 jour, je ne voulais pas prendre le risque à continuer ma grossesse d’avantage. Je suis sûre que dans les 2 cas, mes bébés l’ont très bien ressentie.

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