Dali et Lucas, les 2 petits nouveaux de la collection C ma vie

© Annie Laflèche

 

Le 27 septembre dernier, La collection C ma vie des éditions Guy Saint-Jean ajoutait 2 nouveaux titres à ceux qu’elle possédait déjà, soit Dali et Lucas. J’ai eu la chance de les recevoir et de les lire avant leur sortie, mais j’ai malheureusement manqué de temps pour venir vous en parler. Je me suis enfin trouvée un emploi dans mon domaine, mais mon embauche a été un peu précipité, ce qui m’a donnée une semaine de travail de 6 jours et qui a dû me faire annuler 2 événements et refuser un partenariat pour le blogue. N’allez pas croire que je me plains, je suis très heureuse de mettre à profit mon retour aux études en travaillant. Reste que cette semaine-là, j’avais juste envie de me coucher une fois rentrée plutôt qu’écrire tellement j’avais le cerveau en compote. Et la bonne nouvelle, c’est que c’est un emploi à temps partiel, ce qui me permettra de me consacrer à ma famille et au blogue le reste du temps.

La collection C ma vie

C’est une collection inspirée de la vraie vie et qui est basée sur des histoires vraies, ce qui saura plaire aux adolescents. Je me souviens d’ailleurs avoir lue quelques titres d’une collection du même genre lorsque j’étais ado, mais mon cerveau refuse de se rappeler du nom de cette dernière. J’ai cherchée et cherchée, sans succès. Si un jour je retrouve le nom, je viendrai rééditer ce billet, promis ! Sinon, je connaissais aussi la collection Tabou aux Éditions de Mortagne, mais elle s’adresse davantage à un public de 14 ans et plus, car les sujets sont plus lourds. Certaines bibliothèques les gardent même à part pour qu’ils soient accessibles sur demande seulement. La collection C ma vie s’adresse à des jeunes de 12 ans et plus et compte 8 titres qui couvrent des sujets tels que l’image corporelle, les problèmes familiaux, l’obésité, l’envie de plaire à tout prix et j’en passe. Il se lisent très rapidement et le ton est agréable à lire, c’est comme si un ami se confiait à nous.

Dali

Je suis une hypersensible (surprise !), mais, parce que je ne suis pas très expressive, les gens ont tendance à penser que je ne suis jamais de bonne humeur ou que je me fous de tout. Ça leur semble inconcevable que certains d’entre nous ne passent pas leur vie avec un sourire étampé dans la face. À mes yeux, les gens toujours souriants sont suspects. J’ai l’impression qu’ils refoulent quelque chose de très laid. Un genre de monstre sournois, imprévisible, qui attend juste le bon moment, la bonne situation, pour sortir les griffes et attaquer. D’ailleurs à en croire Canal D, les assassins et les tueurs en série sont souvent très gentils… en apparence. Mais je m’égare, tout ce que je veux dire, c’est que les gens trop heureux me font peur. Comme l’animateur culturel de notre école, par exemple. On l’appelait tous Bon Jovial parce qu’il était fan de Bon Jovi (un groupe de rock poche des années 1980) et qu’il était d’humeur joviale au moins dix mois par année, mais ce que l’histoire ne disait pas, c’est : continuait-il à jouer les clowns hyperactifs même en vacances ? Ça m’étonnerait.

Chloé Varin

Chloé Varin est connue auprès des jeunes pour la populaire série Planches d’enfer publiée aux éditions Les Intouchables ainsi que pour ses romans de la collection Casting aux éditions Les Bagnoles. Elle a aussi participé aux Histoires de lire des éditions Fonfon. J’adore cette petite série pour enfants dans laquelle l’auteur le personnage principal de l’histoire. Bref, l’auteure a publié son premier roman a 21 an et n’arrête pas depuis !

Ce petit livre m’a tout de suite attiré par sa couverture ! Et j’ai adoré qu’il aborde l’hypersensibilité, problème auquel je me suis tout de suite identifié. Dali est contrainte à aller voir la psychoéducatrice de l’école car son seul et unique ami est allé parler de ses problèmes personnels à la direction de l’école. La psy lui a alors demandée de faire une scapthérapie, soit une stupide thérapie par le scrapbooking selon elle. Pourtant, elle se laisse prendre au jeu et tous les morceaux du casse-tête se mette en place et lui permettre de mieux se comprendre.

Je l’ai lue en une soirée, car j’ai tout de suite adoré le ton de l’auteure ! Ce n’est pas trop bébé ou trop mature, c’est juste et parfait. Ma préado de 11 ans est intéressée à le lire, et honnêtement, je n’ai aucune raison pour l’empêcher de le faire. Le deuil, la dépression et le divorce sont des sujets l’a toucheront un jour ou l’autre, si n’est pas déjà fait, alors elle saura s’y retrouver. Même si la collection est une découverte tout court, j’avoue avoir eu un gros coup de cœur pour Dali, car je trouve que c’est un sujet dont on entend moins parler. On parle souvent de viol, de drogue, de fugue et de plusieurs autres cas problèmes, mais il existe des cas moins lourds aussi. Peu importe le problème, il sera handicapant pour la vie d’un ado. Il n’y a pas de petits problèmes d’ados, un problème, reste un problème, mais il y a toujours une solution. J’ai adoré suivre l’évolution de Dali au fil des pages. Un petit roman touchant qui fait du bien à lire.

Lucas

Crosby, Lemieux, Gretzky, Richard: c’est la liste des plus grands attaquants de l’histoire du hockey. Un jour, on ajoutera Moreau à cette énumération. Moreau, c’est moi. Lucas Moreau, 15 ans, centre, meilleur joueur des Mambas. La partie va débuter dans quelques minutes. Je suis assis dans le vestiaire, au milieu des vingt guerriers de mon équipe midget, et j’essaie de me concentrer. C’est notre dernier match avant le congé de Noël et si on gagne, on sera premiers au classement de la ligue pendant au moins trois semaines. C’est une partie importante et tout le monde en ressent la pression. Et tous mes coéquipiers comptent sur moi, parce que je suis le meilleur joueur des Mambas.

Mathieu Fortin

Mathieu Fortin a enseigné au secondaire pendant 6 ans, mais a tout arrêté pour se consacrer à l’écriture. Même s’il ne travaille plus dans les écoles, il adore y rencontrer les élèves lors de rencontre d’auteur. En 2008, il publie Le loup de Santorium, son premier roman. Il a en a ensuite écris plusieurs autres dont des séries pour enfants, pour ados et pour adultes. De la science-fiction, de l’horreur, des polars, bref tous des genres imaginaires. En 2016, il publie Mathias, un roman réaliste de la collection C ma vie. Il s’agit de la vie d’un adolescent souffrant d’obésité morbide qui vit plusieurs changements en l’espace d’un été. L’auteur s’est inspiré de sa propre vie pour l’écrire. Aimant le hockey, il publie ensuite Lucas dans la même série. Ce roman n’est pas une suite proprement dite à Mathis, mais il se passe dans la même école secondaire, il est donc possible d’y rencontrer certains personnages que vous aurez déjà connu.

Vous devez vous dire que je suis une vraie fille d’avoir débuté ma lecture par le roman rose au nom féminin, mais vous avez sans doute raison. Pourtant un roman n’a pas de sexe et n’importe qui est libre de lire ce qu’il veut. J’ai donc poursuivie ma lecture avec le livre bleu et je l’ai aussi aimé. Je n’ai jamais jouée au hockey et je n’ai jamais eu de blessure grave qui m’empêchait de réaliser mes rêves. Je n’avais donc aucune raison de m’attacher au personnage principal. Pourtant, je l’ai fait. Lucas est un garçon vraiment mature et ça fait du bien à voir. Plus on le lit, plus on le comprend même si on aurait parfois envie de le brasser un peu et de lui dire qu’il a le droit d’agir comme un enfant de 15 ans. Mais nous n’aurons pas besoin de le faire, car la vie s’en sera malheureusement chargée en le faisant renversé par une voiture, ce qui aura de graves conséquences sur son avenir.  On aurait envie de brasser ses parents aussi, mais là encore, la vie s’en chargera. Plus on avance dans notre lecture, plus on comprend des choses. Parfois ça nous rassure, mais d’autres fois ça nous fâche. Le joueur de hockey qui ne peut plus pratiquer son sport n’a rien de nouveau, on l’a vue souvent à la télévision, mais j’ai adoré l’aspect psychologique que l’on retrouvait par écrit. On y voit aussi toute l’emprise que certains parents peuvent avoir sur leur enfant. C’est triste, mais ça arrive trop souvent. Un beau récit qui nous réserve plusieurs surprises.

Parfois, on ne sait pas comment aborder certains sujets avec son enfant, lui donner un livre subtilement (ou pas) peut être une belle façon de le faire. Les romans de la collection C ma vie se vendent 14,95$ en librairie, un petit cadeau qui se glisse bien dans un bas de Noël 😉 

Décharge : Même si les romans m’ont gentiment été offerts par les éditions Guy Saint-Jean (un immense merci pour cette belle découverte), cet article n’est pas commandité. Ces critiques sont les miennes et sont des plus sincères.

 

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