Sarah-Lee et Nathan, de belles lectures pour ados

Ce n’est pas la la première fois que je vous parle de C ma vie, cette collection de livres pour ados des éditions Guy St-Jean que j’affectionne tant !! Je vous ai d’ailleurs parlé de Dali et Lucas l’automne dernier ainsi que de Maya et Emma au printemps. Sarah-Lee et Nathan sont les 2 derniers titres ayant rejoint la collection cet automne. Je les ai lue dès leur réception et les ai noté sur Goodreads, mais je tenais tout de même à écrire un billet plus détaillé sur mes impressions.

Sarah-Lee

Je ne connaissais pas Mélanie L’Hérault, l’auteure du livre, mais l’histoire m’ayant intriguée, j’ai choisie de lire ce livre en premier. Je connais très peu l’adoption, mais je trouve ça terriblement triste qu’un enfant puisse être abandonné 2 fois…Bien sûre, on ne connait pas tout le contexte, mais que je ne souhaite à personne de vivre ça pour autant.

Mes mains tremblaient alors que mes jambes faiblissaient dangereusement, m’obligeant à m’immobiliser en pleine rue. Après avoir fait quelques pas seule, Olivia s’aperçut de mon malaise et vint me rejoindre.

— Sarah, qu’est-ce qui se passe ?

— Ma mère m’a abandonnée, réussis-je à articuler difficilement.

— Elle t’a plutôt confiée à des parents qui pourraient mieux prendre soin de toi. Elle devait être très pauvre ou très jeune… tenta de me consoler mon amie.

— Je parle pas de celle restée en Chine. Je parle de Luce… Luce m’abandonne elle aussi, hoquetai-je .

Sarah-Lee n’a aucun souvenir de sa mère biologique puisqu’elle a été adoptée à un très jeune âge. Elle a été adoptée par des parents qui la désiraient plus que tout, mais un drame est subitement arrivé, son père est décédé. Sa mère s’est effondrée et n’a malheureusement pas eu la force de se relever et a préférée l’alcool à sa fille. Sarah-Lee préfère qu’on l’appelle Sarah et est déterminée à ce que personne ne sache à quel point sa vie est difficile. Elle est première de classe, travaille au journal étudiant et excelle en patin, soit une bonne fille qui semble mener une vie bien tranquille. Même sa meilleure amie Olivia ne connait pas ses malheurs. Heureusement, elle a sa voisine Nathalie qui veille sur elle comme sur sa propre fille. Le monde de Sarah s’écroule le jour où sa mère la quitte définitivement, mais Olivia et Nathalie sont là pour l’aider. Il y aussi le travailleuse sociale, la police et ses enseigants. Tout le monde veut l’aider, mais Sarah veut surtout comprendre pourquoi sa mère a agit ainsi et se demande si elle la déjà aimée. Elle trouvera une partie de la réponse en menant son enquête et au travers du slam qu’elle doit écrire pour son cours de français. Sans dévoiler la fin, je dirais que tout fini par se régler.

Mon avis ?

Sarah-Lee est un beau roman, même s’il est boulversant par moment. J’avais tellement envie de prendre Sarah dans mes bras et de lui dire que c’est correct, qu’elle a le droit d’être humaine et de vivre sa peine sans la cacher. J’ai beaucoup aimée le fait que l’on ne présente pas l’enfant adopté comme étant un enfant pleins de problèmes. Sarah réussie bien dans la vie malgré sa mère qui est peu présente et c’est ce qui la rend si forte. Dans la vie, on ne contrôle rien, si des parents biologiques cessent de s’ocupper de leur enfants, des parents adoptifs peuvent le faire tout autant. J’ai aussi besucoup aimée que l’on voit toutes les démarches avec la police pour retrouver sa mère et la travaileuse pour l’aider à lui trouver une nouvelle famille. Ça fait de belles pistes de solution pour les jeunes qui sont pris avec ce problème d’abandon. Un roman qui fait du bien et qui montre qu’on peut s’en sortir même si ce n’est pas facile.

Mélanie L’Hérault

Mélanie est enseignant de français au secondaire comme son personnage de Laura. Elle vit dans la région de Québec est aussi l’auteure du livre Le jardin des Cendres, un roman aussi publié au éditions Guy St-Jean, mais s’adressant plutôt aux adultes. Sarah-Lee est sa première inscursion en littérature jeunesse et je suis convaincu que sa profession et sa grande sensibilité l’ont aidés à créer cette jeune fille aussi attachante !

Nathan

Je vais être franche, je n’avais pas tellement de lire Nathan. Pourquoi ? Parce que Nathan, c’est l’indimidateur de Mathias issu du premier roman de Mathier Fortin pour la collection C ma vie. Évidement, je me suis fait prendre pour finalement m’attacher à Nathan…

Je frappe le sol de mes crampons en entrant dans l’école.

Je me rends au vestiaire sans pouvoir contrôler la colère qui m’habite toujours. J’ai envie de tout détruire.

Je revois mon père quand il est venu me chercher au poste de police cet été.

J’entends ma blonde qui me laisse parce qu’elle me trouve trop à fleur de peau et soupe au lait.

Je veux effacer ces images, ces impressions, mais elles me restent en tête. Je ne connais qu’une manière de contrôler ces bouts de ma mémoire: exploser et tout briser autour de moi.

J’entre dans le vestiaire en poussant la porte d’un coup de pied. J’enlève mon casque d’un mouvement rageur et je le lance devant moi.

Il fracasse le miroir et rebondit sur le sol, dans un angle étrange. Le bruit de vitre qui se casse ne fait rien pour me calmer.

Mathias, Lucas et Nathan ne sont pas amis, mais ils fréquentent tous la même école secondaire. Mathis apparait brièvement dans l’histoire de Lucas tout comme Lucas apparament brièvement dans l’histoire de Nathan. Nathan a par contre un grand rôle à jouer dans l’histoire de Mathias, puisque c’est lui l’indimidateur. Il n’est pas nécessaire d’avoir lue Mathias pour comprendre Nathan, mais je suis tout de même contente de l’avoir fait. Je détestais vraiment ce personnage, sa blonde a d’ailleurs fini par le quitter et s’est mise en couple avec l’indimidé. En plus d’avoir perdu sa blonde, Nathan a perdu son été à suivre des cours de rettrapage pour repprendre un examen de science qu’on lui a empêché de faire pour une mauvaise  »blague ». Il y a aussi cette fois où la police s’en est mêlé…Nathan est très agressif. Il perd la carte et ne se contrôle pas. Il ne fait pas mal aux gens, mais ils brisent des objets. Le problème est que ce n’est jamais de sa faute, toujours de celle des autres. Il le regrette aussitôt et s’excuse, mais il est trop tard une fois que le mal est fait. Dans ce roman, on apprend à le connaître, à comprendre pourquoi il agit ainsi. Il y a son père qui  n’est jamais là, sa mère qui est à l’extérieur pour le travail et ses amis qui  le laissent tomber un après l’autre. Tout le monde est tanné de son comportement. Heureusement, sa psychologue et son coach croient en lui et vont l’aider à s’aider lui-même. Car personne son comportement à part lui-même.

Mon avis ?

J’ai adorée, vraiment !! Ce livre m’a grandement fait penser à un de mes fils. Sans nécessairement être aussi violent, il a parfois ce que j’appelle des bulles au cerveau. Après coup, il s’excuse et se traîte de con, mais comme je lui répère, il n’est pas con, c’est qu’il a fait qui est con. J,ai trouvé que ça fait du bien de voir ce qui se passe du côté de l’intimidateur plutôt que de la victime. Sans tout pardonner, ça fait comprendre certaines choses. Plusieurs trucs sont donner pour aider les jeunes vivant avec cette problématique. Évidement, comme ces livres font à peine 200 pages, on a souvent l’impression qu’il s’en passe beaucoup en peu de pages, mais il ne faut pas oublier qu’il y a certains bons dans le temps.

Mathieu Fortin

En plus d’avoir publiée Mahias, Lucas et Nathan, Mathieu Fortin a publié de nombreux autres romans de plusieurs genres et pour différents publics. Ancien enseignant en math et en science au secondaire, il a démissionné pour avoir plus de temps pour écrire. Il ne chôme pas pour autant puisqu’il fait aussi de l’animation dans un musée et des rencontres d’auteur dans les écoles.

Ces 2 romans sont en vente en librairie depuis le 19 septembre 2018 au coût de 14,95$.

Comme le Salon du livre de Montréal a lieu tout le weekend, c’est le moment idéal pour rencontrer ces 2 auteurs au kiosque des éditions Guy St-Jean (kiosque 160). Voici leur horaire de dédicace:

Mélanie L’Hérault

Vendredi, 16 novembre: 10h à 11h – 12h à 13h et 18h à 19h

Samedi, 17 novembre: 10h à 12h

Mathieu Fortin:

Dimanche, 18 novembre: 11h à 12h

Depuis le début de l’automne, on parle partout du fait que peu d’ados lisent par plaisir. Toute les stratégies sont bonnes pour les amener à lire. Je me dis que ce genre de collections est justement parfaite pour donner envie de lire !! Des histoires basés sur des faits réels, mais qui finissent bien, parce que c’est aussi ça la vie, ça ne peut pas toujours mal aller !

Décharge: Même si j’ai reçu ces romans gratuitement, je ne suis pas payée pour faire ce billet et mes opinions sont sincères, comme toujours ! Merci aux éditions Guy St-Jean pour votre confiance !

 

 

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